MAFAC – Presque 100 ans d’histoire

L'histoire de Mafac, c'est l'histoire des cocottes mafac, des poignées, Mafac, des cocottes de freins et des demies-cocottes. D'un artisan Auguste Bourdel, jusqu'au gammes Spidel et Mafac doré.
L’histoire de Mafac, c’est l’histoire des cocottes mafac, des poignées, Mafac, des cocottes de freins et des demies-cocottes. D’un artisan Auguste Bourdel, jusqu’au gammes Spidel et Mafac doré.

Fondée en 1947 au cœur de l’Auvergne, la Manufacture Arvernoise de Freins et Accessoires de Cycle, ou MAFAC, s’est imposée comme une référence incontournable dans le monde du cyclisme. Spécialisée dans la conception de systèmes de freinage d’une qualité exceptionnelle, MAFAC a marqué plusieurs générations de cyclistes, amateurs comme professionnels. Ce savoir-faire artisanal, ancré dans la tradition française, continue de fasciner et inspire aujourd’hui les passionnés de vélos classiques à travers le monde.

Années 1930 – Aux origines d’un artisan visionnaire

Dans les années 1920, Auguste Bourdel, cycliste passionné et compétiteur, ouvre son propre commerce de vente de bicyclettes. Au fil des années 1930, il élargit son activité en devenant artisan cadreur, proposant des vélos aux finitions soignées, intégrant des améliorations techniques et des innovations issues de sa propre réflexion (dérailleurs à doubles câbles, antivol de pompe,..)

1946 – La naissance des freins de SECURITE

Après guerre A. Bourdel travaille sur l’amélioration d’un système de frein à tirage centrale pour randonneuse : le Cantilever. Après quelques années de développement et le dépôt de plusieurs brevets c’est en 1946 que la version améliorée baptisée « Sécurité » est commercialisée. Son succès est immédiat.

1947 – Les trousses à outils

2 ans plus tard A. Bourdel commercialise pour la première la mythique trousse à outils (ancêtre de l’outil multifonction), toujours sous la marque Sécurité avec son fameux slogan « L’atelier dans la poche »

1947 – MAFAC

Cette même année, pour des raisons de propriétés intellectuelles les freins et trousses à outils changent de noms et sont désormais commercialisées sous la marque M.A.F.A.C pour Manufacture Arvernoise de Freins et Accessoires de Cycle.

1952 – L’essor

Pendant les années qui suivent, Bourdel et ses ingénieurs travailleront à la création du frein de course à tirage central. De ce travail naîtra, en 1952, le modèle Mafac Racer qui équipera très rapidement la quasi totalité du peloton professionnel avec des victoires sur tous les grands Tours.

Années 1960 – Une gamme complète

La gamme MAFAC s’est rapidement imposée comme une référence incontournable dans le monde du cyclisme, avec des freins adaptés à tous les usages : tandems, vélos enfants, modèles dames, ou encore des versions luxueuses à finitions dorées. Leur polyvalence et leur fiabilité séduisent non seulement les amateurs, mais aussi les plus grands constructeurs mondiaux qui les montent en série sur leurs vélos jusque dans les années 1980.

Années 1950 à 1980 – La renommée

C’est également en compétition que MAFAC a marqué l’histoire. Les freins de la marque française ont équipé les vélos de coureurs légendaires comme Jacques Anquetil, Raymond Poulidor, Bernard Thevenet ou encore Federico Bahamontes. On les retrouve sur de nombreuses machines victorieuses du Tour de France, des grandes classiques comme Paris-Roubaix, Liège-Bastogne-Liège et également des championnats du monde dans les années 1950, 1960 et 1970. Leur puissance et leur progressivité faisaient souvent la différence, offrant aux coureurs une maîtrise précieuse dans les moments décisifs.
Par cette présence continue au plus haut niveau, MAFAC est devenue bien plus qu’un simple équipementier : une véritable signature technique du cyclisme français.

1987 – La fin d’une ère

Dans les années 1980 des marques comme Shimano et Campagnolo prennent le relais en proposants des ensembles complets (transmission + freinage) et des freins à tirage latéral, plus simples.
La tentative de concurrencer ces acteurs par la création de Spidel en 1976 (un regroupement des marques françaises Mafac, Stronglight, Simplex et Maillard) ne suffira pas. Mafac fermera ses portes en 1987.

2026 – Sauvegarder un patrimoine cycliste

Après la disparition de MAFAC, les cyclistes et les passionnés continuent de collectionner et d’utiliser avec fierté des vélos équipés de ces freins emblématiques. Malheureusement le caoutchouc naturel qui constitue les cocottes peut se détériorer , compromettant ainsi la préservation en bon état de leurs précieuses collections. C’est ainsi qu’une production historique renaît …
Restez à l’affut des nouveautés en vous rendant sur La gazette